Article
3 avril 2025
Afbeelding

La FEBEG constate une accélération de l'électrification et du nombre de projets dans le cadre de la transition énergétique. C'est une évolution positive, mais comme la CREG (le régulateur belge) le souligne à juste titre dans son récent livre blanc « No transition without transmission », le raccordement au réseau est essentiel pour réussir la transition énergétique !

La FEBEG s'inquiète donc de la difficulté croissante à obtenir une connexion garantie au réseau ces dernières années. Les membres de la FEBEG restent déterminés à réaliser des investissements majeurs dans la transition énergétique au cours des prochaines années. Ces investissements apportent de nombreux avantages à la société dans son ensemble.

Cependant, la FEBEG constate que le développement du réseau progresse trop lentement pour que tous les projets énergétiques puissent être concrétisés à temps. La récente mise à jour de la carte de capacité d'accueil du réseau d'Elia confirme également que des investissements supplémentaires dans les réseaux sont nécessaires.

Dans ce contexte, la FEBEG se félicite de la révision en cours du cadre des raccordements flexibles, qui constitue l'une des possibilités pour éviter que la transition énergétique ne marque le pas. Toutefois, le cadre actuel offre trop peu de limitations des risques, ce qui a déjà des répercussions négatives sur les décisions d'investissement de nos membres en raison de la demande accrue de connexions flexibles.

Les investissements sont essentiels pour la transition énergétique. La FEBEG insiste donc sur quelques points essentiels pour éviter que les raccordements flexibles ne freinent les nouveaux projets :

  • Le principe de base doit être que ceux qui offrent leur flexibilité soient correctement rémunérés en contrepartie. Si ce n'est pas le cas, les investissements seront ralentis.
  • Lors de l'octroi d'un raccordement flexible, le calcul de la flexibilité demandée par l'opérateur de réseau doit être basé sur une méthodologie transparente avec des scénarios équilibrés et réalistes, où la flexibilité demandée est minimisée.
  • Une réévaluation basée sur le nouveau cadre réglementaire doit être possible pour les contrats flexibles existants et ceux qui sont encore en phase d'étude ou de demande.
  • La durée de la flexibilité demandée doit être clairement indiquée dès le moment de la demande et strictement respectée. La flexibilité annuelle demandée doit être connue et fixée dès le départ pour éviter de compromettre le financement.
  • La réalisation d'une extension du réseau ou des changements importants dans les hypothèses de flexibilité calculées dans la phase d'étude, qui entraîneraient la levée des restrictions, doit conduire à la conversion en un raccordement fixe.

Marc Van den Bosch, directeur général de la FEBEG : « Nous suivons de près l'évolution du cadre pour les raccordements flexibles et contribuons de manière constructive à un cadre robuste et équilibré. Un cadre qui rend les projets plus difficiles à financer n'est pas acceptable pour nos membres et est sociétalement irresponsable compte tenu des nombreux défis à relever. »